ST NAZAIRE La ROUGE

(le texte qui suit justifie tout à fait son titre. A mon sens…
Il sert cependant avant tout, et malgré son Énorme Mérite Littéraire, (c’est toujours à mon sens), de prélude ou préambule à l’information que vous découvrirez à travers les deux liens en fin de post) 

Il ne m’arrive pas de vivre plusieurs jours sans ressentir soudain le besoin capricieux, impétueux de passer par la mer. La voir, l’entendre, la respirer. Pour le satisfaire, mes déplacements alors se font ou se défont et m’amènent en des endroits que je choisis en fonction de la marée, la lumière, la météo.*
( *
Quel luxe, n’est-ce pas ?)

C’est ce qui s’est produit en cette fin de matinée de mercredi et m’a fait pousser la pédale jusqu’à Villès Martin. Virée sur les lumières de l’estuaire là où commence l’océan, passage à Port Désiré là où le vent toujours décoiffe, Villès Martin où mon vélo soudain freine des quatre fers.

Rouge, la plage est noyée sous le rouge !

Stupéfaite, je m’arrête. Écarquille les yeux, ouvre l’obturateur.

Un type assis sur un banc m’apostrophe :

«  Splendide n’est-ce pas ? Moi, je regarde. »

Assise quant à moi sur la selle de mon vélo, je regarde aussi, j’admire !
Jusqu’à ce que je descende du vélo puis dégringole les marches qui mènent à la plage.
Là, je marche à travers les rubans écarlates,
passe les mains dans la masse visqueuse.

Des rares promeneurs que je rencontre, pas un ne sait de quoi il s’agit. L’explosion d’un Malabar géant ?

Aussi, dès le retour à la maison, je siffle Google. « Saint Nazaire, algues rouges, ça te parle ? »
Muétitude googlienne…
Le lendemain, déterminée, je reprends mon interrogatoire. Mais il ne lâche mot le bougre.
Résolue à connaître toute la vérité, je le serre au plus près et le clique sans répit.
Deux jours à cliquer, deux jours à bouffer du latin dans une nomenclature nappée de noms binomiaux servis avec sauce diagnose sur lit de taxonomie.

Jusqu’à ce que, enfin, me tombe sous la dent : « dulse, goémon à vache ».

DULSE, GOÉMON À VACHE !!!

Dépitée par cette ingrate découverte, je me console en me raccrochant à sa dénomination latine : «  Palmaria palmata ».

Tant d’heures passées à explorer le monde phycologique méritent bien cette coquetterie !

Et pendant ce temps-là, pendant ce temps-là,

Saint Nazaire, la ville, sous l’impulsion de quelques centaines de gilets
JAUNES,
Saint Nazaire, la ville, virait au
ROUGE !
Ici, un 1° article de  France3 ; 4 décembre 2018
et un autre plus complet de Médiapart ; 15 décembre 2018

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13 commentaires

  1. ça a quelque chose d’effrayant au premier abord – genre: c’est quoi, ça??? (ou alors c’est moi qui suis une petite nature ;))
    mais aaahhh vivre près de la mer… j’aimerais!

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