NUNO and Co

Pour un jeune homme du Portugal, un peu ambitieux, deux alternatives s’ouvrent : entamer des études et obtenir des diplômes qui fourniront un bon travail ou bien, le baluchon sur l’épaule, s’exiler à l’étranger pour gagner plus d’argent. En France par exemple, où savoir-faire et professionnalisme des ouvriers portugais sont appréciés.

C’est cette deuxième solution que Nuno a choisie. Qui avait aussi été celle de son père.

Le garçon avait onze ans quand ce dernier avait quitté le Portugal pour gagner de quoi faire vivre sa famille restée au pays. Des missions un peu partout dans le monde dans un premier temps, puis à Saint Nazaire. Avec, dans son contrat de travail, un accord lui permettant de retourner trois mois par an auprès des siens.
Aussi, c’est tout naturellement que l’année de ses 18 ans Nuno l’a rejoint pour un travail saisonnier. Tout naturellement aussi qu’il a remplacé son billet retour par un CDI qui lui a été proposé dans l’entreprise dès que le jeune eût atteint sa majorité. Un boulot bien payé au regard des salaires au Portugal, une intégration facile pour le garçon pourtant non francophone à cette époque.

« Le matin, chacun se saluait en se serrant la main. Un changement pour moi qui ne connaissais que le bonjour collectif lancé à la volée, à chacun mais à personne à la fois. De même que le tutoiement entre collègues me paraissait chaleureux en comparaison du vouvoiement obligé vis-à-vis des anciens et des supérieurs hiérarchiques. Ici non, on se serre la main, on se tutoie! »

L’entreprise le missionne sur des chantiers un peu partout en France. Et jusqu’en Martinique où il rencontre Juana.
Celle-ci, péruvienne, y habite depuis quelques années depuis qu’elle a suivi son mari martiniquais. logo-terres-peruviennes-vert

 

Coup de foudre, projets,
et avec Miranda sa fille, elle quitte les Antilles pour aller vivre auprès de lui. En France. A Saint Nazaire.

Pour elle qui, en plus du temps gris-pluvieux, doit maintenant se familiariser au français de métropole, l’adaptation est moins facile.
« Le temps est pénible, souvent gris. La chaleur me manque. La chaleur du soleil et la chaleur des gens… J’ai du mal à me faire à votre voix, à votre ton ou encore à l’attention que vous portez aux autres ! D’autant que je n’ai pas ma famille, pas d’amis non plus, pour parler l’espagnol. »

Pourtant, c’est ici que naîtra son deuxième enfant et qu’il grandira auprès de Miranda. Dans la maison que Nuno et elle espèrent trouver bientôt, une maison avec un jardin pour les enfants. Pour les légumes aussi!


Une maison cosmopolite riche en couleurs, sous le ciel gris!

 

Et sur cette famille:   Petit Bonhomme Pain d’épices

 

 

 

 

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