2.    MACHINES   (de l’Afrique à l’Europe)

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Attirée par le flamboiement des couleurs de la boutique, j’ai en ce jour de grisaille hivernale poussé la porte de DIARRA création.
Outre des couleurs et des articles de grande beauté, j’y ai découvert en la personne de Tama une marmite bouillonnante de vie!

Je ne pouvais garder pour moi toutes les histoires qu’au fil de nos rencontres il m’a narrées. Aussi,
les voilà, en la Saga Diarra!

1. DIARRA
2. MACHINES  (de l’Afrique à l’Europe)

et c’est à suivre…

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2.   MACHINES

 Élevé par sa grand-mère au village de Ngaye au Sénégal, le vie du petit Kane Mbaye s’est trouvé très tôt mêlé aux fils de couleurs qui ornaient la machine à coudre de l’aïeule. La femme, reconnue dans le village pour ses talents de couturière, confectionnait vêtements de mariage, baptême, circoncision ou autres fêtes traditionnelles; Grande partie de ses journées se passait à la machine, le gamin à ses cotés bercé par le cliquetis de l’aiguille.

Machine1

 

 

Peut -être cette machine ressemblait-elle à celle-ci que possédait ma propre grand-mère.

 

 

Haut comme trois pommes, le gamin se régalait à la confection de boutons et aux menus travaux d’aiguille que la grand-mère lui consentait le droit de faire. Il savait déjà que couture, tissus, création de vêtements ne le quitteraient plus!

Lorsque,
à 19 ans, il quitte le Sénégal pour l’ Espagne, son goût et son habileté pour la couture vont lui permettre de se débrouiller dans la rue en l’attente de papiers. Une couture-ci, une couture-là, en plus de quelques concerts de percussions et de spectacles de danse, la vie y était plutôt facile et agréable!

Tellement facile tellement agréable qu un matin une vieille voisine vint le réveiller avec dans les bras une machine à coudre électrique qu’elle avait trouvée aux poubelles avant le passage du camion. Pour qu’il continue à lui faire ses coutures, sourit-elle.

Machine2a

Les coutures de la vieille dame oui, mais pas que!
Elle lui sert aussi à réaliser pour ses amis des costumes qui attirent l’attention du célèbre créateur madrilène José Miró. Celui-ci, admiratif devant le talent du jeune homme, l’embarque dans l’aventure du défilé du Fashion Week de Madrid pour lequel Kane devenu Tama , nom d’artiste oblige, confectionne, coupe, coud.

Commence alors pour lui le monde du show-biz, ses créations portées par des mannequins prestigieux lors de défilés tout aussi prestigieux. Un monde qui cependant n’est pas fait pour lui et qu’il quitte après un temps d’ivresse pour recouvrer sa liberté.

Et puis,
son rêve d’avoir sa propre boutique, son propre atelier l’amène en France où, de déboires en rencontres heureuses, il achète sa première machine à coudre.

Une machine Global, une machine professionnelle!!!

machine3a

« Une machine qu’en Afrique on n’est pas prêt de voir », dit-il la voix émue…

SA machine,
installée dans l’atelier de la boutique qu’il vient d’ouvrir à Saint Nazaire.
SA machine,
celle qui réalise ses rêves de petit garçon…

 

 

…A SUIVRE…

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